Où va l’argent des radars?

C’est la question qui, depuis des années, fait couler beaucoup d’encre. Grande nouveauté cette année, la Sécurité routière a décidé de publier les chiffres des recettes, mais surtout l’utilisation de cette manne financière.

UNE PREMIÈRE

Depuis l’implantation des cabines, on a tout entendu. Mais pour la première fois depuis 2003, un rapport officiel est annexé au Projet de loi de finances, annonce faite par le ministère de l’Intérieur en charge du dossier.

LA QUASI TOTALITÉ UTILISÉE POUR LA ROUTE ET LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Premier enseignement, les radars automatiques représentent 51% des amendes issues des infractions de la route soit 920 millions d’euros.

Sur ce total, près de 75 millions d’euros sont reversés au titre du désendettement de l’État (provenant uniquement des recettes liées aux amendes majorées).

91,8% de recettes étant affectées à l’aménagement, l’entretien, la prévention et l’exploitation du système de lutte contre l’insécurité routière au sens large du terme.

845 MILLIONS REDISTRIBUÉS

30% sont utilisées pour le « national » avec les actions de sensibilisation (campagnes de pub, études), la gestion des points du permis et bien-sûr l’entretien des radars automatiques, soit un budget total de 239 millions d’euros.

Les 70% restants se répartissent entre l’AFITF  et les collectivités territoriales.

L’AFITF, Agence de financement des infrastructures des transports de France, dont la route est une des missions, tire 50% de son budget dédié à ces voies de cet apport, soit 351 millions.

Les collectivités territoriales récupérant près de 255 millions d’euros.

Ces deux parties des recettes étant utilisées pour la rénovation et l’entretien du réseau routier, des nouveaux aménagements et des systèmes d’information.

LE SAVIEZ-VOUS?

En 2016 les accidents corporels de la route ont coûté 38,3 milliards d’euros à la société française.