Route et feuilles mortes : les risques en 4 points

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle … Tout le monde connaît la chanson, mais le paysage bucolique peut se transformer en réel risque lorsque vous circulez en automne.

DIMINUTION DE L’ADHÉRENCE

Ne vous fiez pas à l’état du bitume, même si la chaussée est de nouveau sèche après des averses, cette couche conserve naturellement plus longtemps l’humidité et réduit l’adhérence en créant une «couche» entre vos pneus et la route.

UNE BOUILLIE QUI COLLE

Le phénomène peut être accentué si ces feuilles mortes sont présentes plusieurs jours et se dégradent en formant cette bouillie qui peut cumuler également des traces d’hydrocarbures, rendant cette mixture encore plus glissante. Un risque accentué, cette bouillie s’introduisant dans la sculpture du pneu.

DES SECTEURS PLUS RISQUÉS

Sur les grands axes fréquentés, peu de risques, le trafic chassant les feuilles sur le bas côté. Le réseau secondaire est pour sa part plus exposé au phénomène.

Vous penserez sûrement à la traversée d’une zone boisée, mais un axe ou simplement une rue bordée d’arbres peut être un secteur où la prudence doit être de mise.

Attention également aux amas de feuilles mortes dans les virages, une zone où l’adhérence est primordiale. Les feuilles s’accumulent souvent sur le côté, où le poids du véhicule se déporte si il s’agit d’un virage à gauche.

DES FEUILLES MORTES QUI MASQUENT

Si vous circulez en deux roues, redoublez de vigilance, ces feuilles peuvent masquer des nids de poules, entre autre sur la partie droite de la chaussée où elles ont tendance à s’accumuler.

LE SAVIEZ-VOUS

Les pneus estampillés M+S pour « mud » and « snow », c’est-à-dire boue et neige peuvent être une parade, mais ce label n’est que déclaratif et ne vous dispensera pas de redoubler de vigilance à l’approche d’un secteur avec accumulation de feuilles.