Les radars embarqués plus présents sur les routes

Gérard Collomb est revenu sur ces fameux radars embarqués. Le ministre de l’Intérieur a en effet confirmé l’externalisation de l’exploitation d’une partie du système. L’occasion pour nous de faire le point sur cette mesure qui a soulevé beaucoup d’interrogations.

UNE ANNONCE QUI NE DATE PAS DE QUELQUES JOURS

Des premiers véhicules équipés étaient déjà sur les routes depuis mars 2013, c’est une nouvelle phase d’exploitation qui débute ce mois-ci en Normandie sous forme de test. Aujourd’hui ce sont presque 400 véhicules équipés de radars embarqués qui roulent sur les routes de France.

CE QUI CHANGE

Auparavant deux agents de police ou de gendarmerie étaient à bord, l’un chargé de la conduite, l’autre du contrôle avec un terminal équipé d’un écran.

La nouvelle version du contrôle sera gérée par un conducteur seul, pas d’écran, un simple boîtier enregistrant automatiquement les infractions sans que le conducteur puisse avoir accès aux données ni informé du nombre de flashs réalisés (pas de bip !) a précisé le ministère de l’Intérieur.

Autre élément, il sera moins simple de repérer ces véhicules banalisés, l’uniforme ne sera plus présent à bord et les dispositifs sont assez discrets…

SI JE SUIS FLASHÉ ?

Contrairement à leurs cousins en cabine, les « embarqués » n’émettent pas de flash lumineux, donc vous serez peut être flashés sans le savoir avant de recevoir votre PV par courrier.

LA NORMANDIE EN LIGNE DE MIRE

L’expérimentation en Normandie a débuté pour une homologation (obligatoire) du système. Pour le moment pas de contravention en cas de dépassement de vitesse, c’est une période de test, mais le ministère a annoncé les premiers PV avant la fin de l’année en Normandie avant une généralisation à l’ensemble du territoire.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La « version police » ne circulait en moyenne que 1h15 par jour, la version externalisée devrait circuler plus de 5 heures par jour.