Le piéton et la voiture autonome : l’expérience

Vous avez peut être eu écho de cette vidéo qui pourrait faire penser au dernier exploit d’un Youtubeur, et pourtant, derrière ces images se cache une expérience scientifique.

L’INTERACTION HOMME / MACHINE

Pas simple de prévoir la réaction d’une voiture autonome lorsque vous êtes cycliste ou piéton, c’est à partir de ce constat que le constructeur Ford et l’Institut de recherche des Transports de Virginia Tech ont défini le cadre de cette expérimentation.

Au-delà de la surprise d’une voiture sans conducteur (ce qui n’était pas le cas pour ce test), les chercheurs ont testé le meilleur moyen de remplacer le hochement de tête ou le signe de la main pour faire signe de passer.

COMMENT COMMUNIQUER AVEC LE PIÉTON ?

Plusieurs idées ont été explorées. Le texte, certes clair, mais pas adapté si le piéton est un étranger ne parlant pas la langue ou un enfant en bas âge. L’utilisation de symboles a été envisagée, mais pas retenue car certains pictogrammes pouvaient être mal interprétés.

UNE IDÉE LUMINEUSE

C’est la barre lumineuse qui a été adoptée, un système qui se rapproche des signaux des feux de stop ou clignotants avec trois modes :

Si les deux lumières blanches se déplacent latéralement, c’est le signe que vous pouvez passer.

Si la barre lumineuse est fixe, la voiture circule en mode autonome.

Si elle clignote, la voiture va démarrer.

Un test in-situ réalisé sur 3000 kilomètres

LE SAVIEZ-VOUS ?

Plus commun, le clignotant. Le brevet a été déposé en 1907 par Percy Douglas-Hamilton (auparavant c’était comme en vélo on tendait le bras), en 1938, Buick décide d’équiper de série ses véhicules. Il faudra attendre les années 50 pour qu’ils soient obligatoires en France.

A ne pas oublier, sinon l’amende est de 35 euros avec trois points en moins sur le permis !