#SlowDown : l’appel mondial à réduire sa vitesse

En pleine décennie du plan d’action des Nations Unies pour la sécurité routière (2011-2020), cette année, la semaine était dédiée aux vitesses excessives ou inadaptées. Un hastag #SlowDown a été lancé pour sensibiliser les usagers et les pouvoirs publics à travers le monde.

DES GRANDES DISPARITÉS DANS LE MONDE

La route tue chaque année 1.250.000 personnes, derrière ce chiffre brut, le constat est loin d’être uniforme.

90% des décès ont lieu dans les pays à revenu faible où intermédiaire.

Certes, nous – Européens – sommes les « bons élèves » avec 9,3 décès pour 100.000 habitants, mais ce taux grimpe à 19,9 tués pour 100.000 en Méditerranée Orientale et même 26,6 pour l’Afrique.

Les usagers vulnérables restent, selon les données des Nations Unies, les principales victimes avec 49% des tués avec des nuances très nettes selon les régions. En Afrique, ce sont les piétons qui sont principalement touchés (38% des décès) alors que les motocyclistes représentent 34% des victimes en Asie du Sud-Est.

UN ENJEU DE TAILLE

Alors que la route est la première cause de mortalité des 15-29 ans, Jean Todt, l’envoyé spécial des Nations Unies pour le sécurité routière, a rappelé qu’une baisse de 5% des vitesses moyennes peut entraîner une réduction de 30% du nombre d’accidents mortels.

Un enjeu humain, mais également pour le développement des pays avec un coût estimé à 5% du PIB.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Pour nous, le 50 ou même le 30 km/h en ville est un acquis, pourtant seuls 47 pays à travers le monde ont légiféré sur une vitesse maximale autorisée en agglomération.

(Données : OMS)