La voiture-radar (presque) autonome : l’expérimentation est lancée

Le principe de flasher dans le flux de circulation avec des véhicules banalisés, lancé en mars 2013, va franchir un nouveau cap. Exit les deux gendarmes ou policiers à bord, désormais ce sera un chauffeur qui sera au volant avec pour seule mission de conduire le véhicule.

SYSTÈME COMPLÈTEMENT AUTOMATISÉ

Alors que dans la précédente version, le policier ou le gendarme passager déterminait la vitesse maximale autorisée sur le tronçon, le nouveau système l’intègre automatiquement via des caméras à reconnaissance de panneaux.

QUELLE MARGE DE TOLÉRANCE ?

Le système de mesure intégrera une marge de 10km/h ou 10%, la plus favorable au conducteur étant appliquée.  En cas d’infraction, le fichier crypté sera envoyé au Centre de Traitement de Rennes.

LE PRIVÉ EN CHARGE DE CETTE MISSION

Le rôle des prestataires se limitera à suivre un parcours à des horaires prédéterminés par les autorités a assuré Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière. D’ailleurs, en cas de flash, le système n’émettra aucun signal visible ou audible pour le conducteur du véhicule banalisé, le prestataire n’aura aucune notification du nombre d’infractions, ni accès aux clichés.
Par ailleurs, le délégué a précisé que ceux-ci seront rémunérés d’après les heures de conduite et en aucun cas en fonction du nombre d’infractions relevées.
Le système, en cours d’expérimentation, devrait être homologué au 1er septembre. En attendant, pas d’envoi de PV si vous croisez ce véhicule sur les routes normandes !

LE SAVIEZ-VOUS ?

383 voitures-radar circulent sur les routes de France.